Les masques de Wielstadt de Pierre Pevel

Où l’on retrouve le chevalier Kantz et la guerre de Trente Ans. Dans Les masques de Wielstadt, le chasseur de démons doit élucider une mystérieuse prophétie recueillie d’un mourant. Mais il doit encore affronter spectres et démons revenus de l’au-delà pour aider la Sainte-Vehme. C’est une société secrète et redoutable qui rend des jugements sanglants à l’encontre de ses ennemis. Kantz protège les Templiers ainsi qu’une charmante duchesse, intrépide et rosicrucienne.

On est un peu déçu par ce second tome, où Pierre Pevel semble avoir été rattrapé par son défaut du premier tome de Les enchantements d’Ambremer : les longues pages explicatives. Et cinq pages pour exposer l’histoire de la cryptographie et les différentes méthodes existantes, c’est décidément beaucoup trop…

De même que les trop longs développements sur les affrontements entre les différents électeurs du Saint empire romain germanique plombent le récit. Les notes historiques en bas de page n’amènent rien à l’intrigue. C’est comme si Pierre Pevel avait envie d’apprendre à son lecteur tout ce qu’il sait sur cette période, et il en sait incontestablement beaucoup. Il devrait pourtant se recentrer sur le roman d’aventure qui ne manque ni d’intérêt, ni d’originalité. Le personnage de Kantz reste mystérieux à souhait tout en acquérant de plus en plus d’humanité et de crédibilité. Gageons que pour le tome 3, l’auteur se sera départi de cette ambition didactique et cessera, espérons-le, de faire dialoguer ses personnages au passé simple…

Pierre Pevel sur Tête de lecture

 

Les masques de Wielstadt

Pierre Pevel
Fleuve Noir, 2002
304 pages, 15€







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