En terre étrangère de Robert Heinlein

Valentin Michaël Smith est un humain né sur Mars de parents envoyés en mission. Alors qu’il n’est encore qu’un jeune homme, une autre mission le trouve et le ramène sur Terre. Il a déjà beaucoup appris des Martiens et développe des capacités tout à fait extraordinaires comme celle de faire instantanément disparaître ce (ou ceux) qu’il perçoit comme dangereux. Sa venue sur notre planète ne sera pas de tout repos car en plus de faire face aux médias, il devra affronter les gouvernants et autres hommes de pouvoir qui souhaitent se l’approprier, lui et son immense fortune, ainsi que son incroyable potentiel. Mais il a aussi des amis qui l’aident à s’armer contre la société américaine opportuniste, capitaliste et consommatrice d’hommes et de rêves.

Ce roman, considéré comme le meilleur de son auteur, a été paraît-il la bible des mouvements hippies des années 60. On y voit en effet le héros s’adonner à l’amour libre et se détacher peu à peu des contingences économiques de notre monde. Robert Heinlein place l’Homme au centre de son roman et peut ainsi développer, parfois trop longuement, diverses philosophies très en vogue dans ces années-là. Il y dénonce également les travers et excès de notre société moderne, son individualisme et sa capacité à s’autodétruire. Le tout est malheureusement alourdi par des digressions sans fin et des conversations creuses qui mettent à mal l’attention du lecteur. Pour être une œuvre importante du genre, un classique, En terre étrangère n’en est pas moins un de ces livres qui ont mal vieilli et supportent mal aujourd’hui leur trop grand nombre de pages.

Robert Heinlein sur Tête de lecture

 

En terre étrangère

Robert Heinlein traduit de l’anglais (américain) par Frank Straschitz
Robert Laffont (Ailleurs et Demain), 1970
476 pages, 25€

Stranger in a Strange Land, parution originale : 1961





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