
Scott Carey, journaliste américain d’une trentaine d’années est victime d’une incroyable mutation : il rétrécit de deux centimètres et demi par semaine depuis qu’il est inconsciemment passé à travers un nuage radioactif. Nous assistons à sa dernière semaine de vie alors que, ne mesurant plus que quelques millimètres, il lutte encore pour survivre dans la cave de sa maison. Simultanément, sont décrites certaines étapes de son rétrécissement : la perte d’emploi, l’exhibition dans les journaux, la honte, le désir, les relations avec sa femme et sa petite fille.
Le destin de Scott Carey est des plus tragiques : gardant toute sa conscience et ses capacités physiques propres, il entame un cycle de dégénérescence qui ne peut aboutir qu’à sa disparition. En perdant son intégrité physique, il perd son identité sociale, et peu à peu, son statut d’être humain : de curiosité médicale, il devient phénomène de foire puis pantin fragile et enfin, la proie d’une araignée. Pourtant, Scott Carey est un homme, tiraillé par ses désirs, ses angoisses et la peur du lendemain.
Un grand classique de la SF, mis en image au cinéma par Jack Arnold en 1957.
Richard Matheson sur Tête de lecture
L’homme qui rétrécit
Richard Matheson traduit de l’anglais (américain) par Jacques Chambon et Claude Elsen
Denoël (Présence du Futur n°18), 1999
271 pages, épuisé dans cette édition
The Shrinking Man, parution originale : 1956