Le Trône de fer 2 de George R.R. Martin

Nous avions laissé Ned, ses enfants et ses ennemis en pleine action à la fin du premier tome (merci le saucissonnage à la française !) et nous les retrouvons de même, encore plus enferrés dans leurs luttes. Mais qu’il est difficile de résumer de ce second tome sans vous dévoiler l’événement majeur et tragique qui m’a fait m’écrier « Ah non, c’est pas possible ! » aux alentours de la page 440…
Le grand nombre de personnages n’est rapidement plus un obstacle tant chacun est unique et complet, tant chaque maillon de ces rouages infernaux est étudié et huilé à souhait pour que l’engrenage tourne implacablement. Mais rien n’est joué d’avance, sauf que les Lannister sont vraiment des pourris et qu’il est difficile de vivre dans l’honneur dans ce monde de traîtres et d’intrigants. La palme est donnée au nain Tyrion, électron libre des Lannister qui donne du fil à retordre à toutes les maisons, surtout la sienne. Les enfants Stark ont des caractères de plus en plus tranchés et l’intérêt s’accroît du côté des enfants Targaryen, héritiers légitimes du trône de fer. La petite Daenerys deviendra grande et terrible à la mesure de ses souffrances si sombrement mises en scène.

L’efficacité du texte tient toujours en grande partie sur l’alternance des points de vue qui fait qu’un même événement est tour à tour subi ou regardé, mais toujours vécu par un personnage essentiel. Et l’impatience du lecteur monte quand, abandonnant Ned dans les prisons du donjon rouge, on retrouve tour à tour chacun de ses enfants avant de savoir à travers les yeux de sa cadette ce qui va lui arriver. C’est délicieusement insupportable : on en redemande.

George Martin sur Tête de lecture

 

Le Trône de fer – 2 : le donjon rouge

George R.R. Martin traduit de l’anglais (américain) par Jean Sola
J’ai Lu Fantasy n°6037
540 pages, août 2001, 8€







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