Vénus de Ben Bova

Après Mars, Vénus : Ben Bova ne laisse pas de répit à son imagination et explore le cosmos pour notre plus grand intérêt.

L’industriel milliardaire Martin Humphries lance un challenge ; dix milliards de dollars à qui lui rapportera le corps de son fils aîné mort plus de trois ans auparavant lors d’une mission d’exploration sur Vénus. Deux candidats acceptent de relever ce pari fou : Van Humphries, son second et détesté fils, et Fuchs, sorte de pirate de l’espace à la réputation trouble.

Van, narrateur du roman, est affaibli par une maladie chronique. Humilié par son père tout-puissant, il n’a que peu de confiance en lui et ne relève le défit que pour retrouver les restes de son frère et éclaircir le mystère qui plane autour de sa mort (aurait-il été victime d’un sabotage ?). Il a aussi beaucoup besoin d’argent. Il part accompagné de quelques scientifiques et d’une femme capitaine des plus autoritaires. Quand des bactéries inconnues (évidement !) vivant dans les nuages vénusiens vont se mettre à dévorer son vaisseau, c’est auprès de son concurrent Fuchs que le narrateur va trouver refuge.

On retrouve ici tous les ingrédients qui ont fait le succès de Mars : la conquête spatiale romancée mais basée sur des données scientifiques solides puis extrapolées et une trame dramatique tendue entre des personnages qui se dévoilent peu à peu. Il y a du Jules Verne dans ce Ben Bova, jusque dans son personnage de Fuchs l’aventurier retiré du monde dont le vaisseau, les appartements personnels et le charisme froid font penser au capitaine Némo. C’est ce mystérieux personnage qui porte le roman, tout autant que l’exploration spatiale. J’apprécie particulièrement de ne pas être noyée sous les détails techniques et les données scientifiques, mais d’être habilement informée du minimum à savoir sur Vénus, planète quasi inconnue s’il en est, et qui laisse donc libre cours à l’imagination fertile de l’auteur. Des volcans et des monstres sur Vénus ? C’est habilement que le lecteur est amené à les intégrer à la cosmologie connue.

Ben Bova sur Tête de lecture

 

Vénus

Ben Bova traduit de l’anglais (américain) par Bruno Bodin
Fleuve Noir (Rendez-vous ailleurs), novembre 2005
306 pages, 19,50€

Venus, parution originale : 2000







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