
Loïs Barclay est une jeune Anglaise qui au début du roman perd sa mère, son dernier parent. Elle traverse l’Atlantique pour être recueillie par son oncle qui meurt peu après lui aussi. Elle se retrouve donc sous la tutelle de sa belle-mère. Le schéma, classique, est celui de l’orpheline malaimée, belle et bonne mais pas appréciée à sa juste valeur. Manque de chance, le garçon de la maison, son cousin et héritier, se prend d’amour pour elle, un amour qu’il dit imposé par Dieu. Mais elle garde dans son cœur un jeune Anglais et refuse d’épouser son cousin. Et encore malheureusement pour elle, le pasteur qui plait tant à sa cousine, la regarde elle Loïs, avec plus d’attention qu’il n’en a jamais porté à sa cousine.
Quand à Salem, éclatent les événements que l’on sait, la jeune fille est donc mure pour toute les accusations : on ne l’aime pas, on dit qu’elle n’est pas intégrée, en tout cas pas aussi bigote que les locaux, alors peut-être bien qu’elle serait sorcière…
Je me suis plutôt ennuyée à la lecture de ce livre. La première partie est longue (avant les premières manifestations d’hystérie religieuse) et la suite est tellement prévisible que ma lecture fut assez laborieuse. Et surtout, j’avais constamment en tête La lettre écarlate de Nathanael Hawthorne, roman autrement intéressant d’un point de vue romanesque et historique d’abord, ainsi que pour ce qui est de la complexité des personnages.
Je n’ai pas appris grand-chose à cette lecture, les personnages et la narration sont convenus, bref, ma première rencontre avec Elizabeth Gaskell est une déception.
La sorcière de Salem
Elizabeth Gaskell traduite de l’anglais par Roger Kann et Bertrand Fillaudeau
José Corti, 1999
ISBN : 978-2-7143-0696-9 – 210 pages (difficiles à tourner !)- 15,25 €
Loïs the Witch, parution en Grande-Bretagne : 1861
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