
Comme j’aurais aimé apprécier Miracle à la combe aux Aspics, hautement conseillé par Sacha, apprécié aussi par plusieurs lectrices comme Kathel et Keisha. Je n’avais pas de doute quant à mon enthousiasme. Malheureusement, ma lecture ne s’est pas passée comme prévu.
Dans la famille Aspic il y a le père et quatre garçons, tous adultes. La mère est morte. Elle n’adressait plus la parole à son mari. Mais avant de calancher, elle a fait l’effort de lui murmurer : « Tu n’es qu’une merde ». Voilà pour l’ambiance familiale et l’humour qui traverse le livre, basé pour une grande part sur la vulgarité. Afin de nous faire comprendre que les Aspic sont des bas du front.
La famille vit loin de tout sans lien avec le monde extérieur. Qu’on tient à distance à coups de fusil s’il le faut. Quand deux contrôleurs de l’électricité viennent signaler qu’ils n’ont pas payé depuis plusieurs décennies, les Aspic les enferment à la cave.
Mais la maison, comme on peut s’y attendre, est un dépotoir puant. Ça serait donc bien qu’un des garçons se marie : il amènerait une femme qui leur servirait de bonniche à tous. L’un des fils se souvient qu’il a embrassé une femme quinze ans plus tôt. Il part la chercher parce qu’aucun autre frère ne souhaite se marier. Retrouver ladite femme est une épopée assez répétitive et censée être drôle. Car l’élue est sur le point de se marier avec le chef de la police locale, Goran Ciboulette (ça aussi, c’est drôle j’imagine). Il va donc falloir la lui enlever le jour des noces.
Le problème est que je n’ai pas ri du tout. J’ai eu l’impression d’être dans un vieux film à gags en noir et blanc, du genre Laurel et Hardy sans le talent des acteurs. C’est rocambolesque tendance grotesque voire lourdingue.
D’autre part, les personnages font souvent allusion à la guerre de Croatie. Anciens combattants, ils détestent les Serbes et leur lancent des vannes ou y font allusion de façon qui reste assez énigmatique pour moi.
Bref, je tournais les pages avec le sentiment de passer à côté de ce roman qui m’est resté tout à fait étranger. J’ai donc arrêté ma lecture page 130 (sur 214) : pas la peine de s’acharner.
A lire aussi l’avis d’Athalie qui se conclut ainsi : « les bouseux sont exotiques, mais ils ont le poil bien rêche et l’humour crasse« .
Miracle à la combe aux Aspics
Ante Tomic traduit du croate par Marko Despot
Noir sur Blanc (Libretto), 2022
ISBN : 978-2-36914-755-8 – 214 pages – 8,40 €
Čudo u Poskpkovoj Dragi, parution originale : 2009
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