
Vous qui rêvez d’aventure et de merveilleux, n’hésitez pas, ce livre est fait pour vous. Quelques pages à peine lues et vous voilà transporté en Galnicie. Le Coronador a décidé de marier sa fille unique, la princetta Malva, à un prince qu’elle ne connaît pas. Mais Malva, en raison de l’enseignement de son précepteur l’Archonte, a soif de liberté et n’entend pas se laisser dicter son avenir.
Avec sa servante Filomène, elle fuit la citadelle où elle a toujours vécu sous les principes de Quiétude et d’Harmonie. Elle court alors au devant de mille et une aventures maritimes. Elle risquera plusieurs fois sa vie avant de franchir en compagnie de quelques amis d’infortune (dont un beau et jeune capitaine) les limites du Monde Connu et de découvrir l’Archipel où chaque membre de l’équipage devra affronter ses rêves et ses cauchemars.
Anne-Laure Bondoux a donc le sens de la narration et de l’aventure. Il n’y a pas un temps mort dans son histoire. Car tous les détails concourent à la cohérence de l’ensemble. Et elle ne tombe jamais dans la facilité qui font que tant d’histoires d’amour tombent dans la mièvrerie. Et quand l’histoire semble scellée et le sort des personnages réglé, tout continue dans un flot de rebondissements jamais incohérents. Avec beaucoup d’imagination, elle invente donc un monde merveilleux, celui de l’Archipel, où les héros rencontrent des créatures fantastiques. Elle forge également, à partir principalement de la langue espagnole et de français agréablement déformé. C’est un vocabulaire propre qui renforce l’unité de ce monde partagé entre la sclérose d’un royaume engoncé dans ses traditions et un océan de tempêtes et de dangers.
La couverture fait un peu jeune mais n’hésitez pas à proposer ce gros roman à tout amateur d’aventures merveilleuses, à partir de 10 ans et bien plus.
Anne-Laure Bondoux sur Tête de lecture
La Princetta et le capitaine
Anne-Laure Bondoux
Hachette, mai 2004
524 pages, 15,90€