Salem de Stephen King

Ben Mears est un écrivain à succès ayant vendu un best seller et quelques autres livres vite oubliés. Pour retrouver l’inspiration, il se rend à Jerusalem’s Lot où il passa jadis quelques années d’enfance. Autrement appelée Salem, cette ville du Maine est liée pour lui a un souvenir atroce dont il n’a jamais parlé à personne sous peine d’être pris pour un fou.

Ce souvenir est lié à Marsten House, lugubre demeure qui domine la ville. Elle est inhabitée depuis des années, depuis que le dernier propriétaire s’est pendu après avoir tué sa femme. Mais au moment où Ben Mears arrive à Jerusalem’s Lot, un couple d’inconnus vient d’en faire l’acquisition, ainsi que d’une boutique en centre-ville. C’est peu de temps après qu’un chien est retrouvé empalé sur la grille du cimetière, que le jeune Ralph Glick disparaît en forêt et que son frère se met à dépérir lentement… C’est plus de matériau qu’il n’en faut à un écrivain en manque d’inspiration surtout qu’il s’avère que Salem est le thème même de son roman en cours.

Ne vous fiez pas au titre : Salem n’est pas une histoire de sorcières mais de vampires. Ce roman fait partie des bons Stephen King, efficace sans trop en faire, qui vous tient en haleine même si vous savez qui s’en sortira puisqu’il commence par la fin (ce qui de fait est à mon avis un peu dommage). Pas trop d’effets grandiloquents ou gore mais une terreur efficace même en restant classique : la nuit, la peur du voisin, le passé qui resurgit et vous rattrape, le sang… Encore un écrivain bien sûr, et un enfant touché de plein fouet par la violence froide des buveurs de sang.

Si vous aimez vous faire peur, vous ne perdrez pas votre temps avec ce King-là : frissons, angoisse et pas de pitié.

Stephen King sur Tête de lecture

 

Salem

Stephen King traduit de l’américain par Christiane Thiollier et Joan Bernard
Pocket (Terreur), avril 1988
387 pages

Salem, parution originale : 1975

 





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