
Une grosse firme qui veut gagner de l’argent (vous l’avez reconnu, c’est le Grand Méchant) a inventé le jeu qui cartonne : Sim Survivor. La dixième saison commence. Elle est diffusée dans le monde entier et les spectateurs peuvent la regarder en simulation. Et ainsi ressentir tout ce que les participants ressentent. Croient-ils…
Sandro est l’un de ces participants, bien malgré lui. Il a été enlevé à cause d’une certaine Ambra qui cherche à le rallier à la cause des plus démunis, ceux du Troisième cercle. Sandro s’en tape, il appartient au Deuxième. Nanti et donc forcément égoïste, il ne cherche qu’à quitter le jeu. Il veut retrouver sa petite famille et ses plaisirs de classe. Mais voilà, Ambra a un argument de poids pour le faire fléchir : Sim Survivor n’est pas une simulation, les participants meurent en vrai, faut vraiment faire quelque chose…
Des adolescents par couple qui meurent pendant un jeu retransmis dans tout le pays, et qui doit voir la victoire d’un seul. Oui, nous sommes bien dans l’univers de Hunger Games. Des épreuves donc, qui vont conduire les personnages d’île en île et voir se réduire le nombre des participants. Mais aussi des alliances qui se créent, des trahisons qui déclenchent des bouderies qu’on sait d’avance éphémères. Des monstres.
S’il faut trouver un intérêt à Sim Survivor qui se présente comme un roman formaté écrit pour plaire à une majorité de lecteur à un moment donné, il se trouve dans les personnages. Ceux-ci sont en effet plutôt désagréables, voire insupportables, même si les « gentils » en sortent psychologiquement rachetés, on s’en doute.
J’ai lu jadis de très bons romans de Loïc Le Borgne, notamment Je suis ta nuit dont je me souviens encore huit ans après lecture. Il y avait dans ce livre une force et une originalité qui dénotaient une véritable personnalité d’écrivain. Ce qui n’est pas le cas ici.
Loïc Le Borgne sur Tête de lecture
Sim Survivor
Loïc Le Borgne
Scrinéo, octobre 2016
350 pages, 16,90€
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