La loi du plus beau de Christophe Lambert

La vie n’est pas facile pour Karol : mère célibataire, elle travaille dans un fast-food pour se nourrir elle et son fils. Elle aimerait travailler dans le tourisme mais ce genre d’emplois est réservé aux catégories 4 ou 5 sur l’échelle d’Apollon : « grande bringue dégingandée, coiffée à la garçonne, les cheveux roux, la peau laiteuse, le visage osseux…« . Karol n’est classée que catégorie 3. Et dans cette société de demain où le paraître prime, pas moyen de s’en sortir si l’on n’est pas naturellement belle ou liftée de partout.

A bout de nerfs, Karol s’acoquine avec un groupe de militants anti-Apollon. Ils commencent par taguer des affiches, mais quand ils s’en prennent à une clinique privée, Karol s’interroge sur son engagement. Quand le casse tourne au drame, la jeune femme comprend que quelques extrémistes risquent de l’emmener très loin dans la spirale de la violence.

Décidément, Christophe Lambert réussit toujours aussi bien ses romans pour ados : personnages cohérents, dénonciations de dérives actuelles, rythme crescendo et aventures à tous les étages. Le lecteur de La loi du plus beau est inévitablement amené à réfléchir sur la notion de paraître, si importante à cet âge. Et le happy end final est au moins aussi incroyable que dans Petit frère. Un des incontournables de l’auteur.

Christophe Lambert sur Tête de lecture

 

La loi du plus beau

Christophe Lambert
Mango (Autres mondes n°26), septembre 2004
190 pages, 9€





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