Arlis des forains de Mélanie Fazi

Arlis a onze ans. Il vit depuis toujours avec des forains, dont Lindy qui lui tient lieu de mère. Il y a aussi Aaron, un peu magicien, Jared, montreur d’ours et cul-de-jatte, Emmett qui en sait plus qu’il n’en dit et Katrina, la femme aux serpents. De ville en ville Arlis traverse les Etats-Unis et il grandit. Arrivé à Bailey Creek il rencontre Faith, fille de pasteur mal prénommée, qui aime se faire des frayeurs sacrilèges en créant de toute pièce des rituels païens.

Mais Arlis a plus de pouvoirs que ne le croit Faith et bientôt, des ombres étranges apparaissent qui peu à peu remplissent les blancs de la vie du jeune garçon : où a-t-il été trouvé ? A-t-il été enlevé ou recueilli ? Qui sont ses vrais parents ? Autant de questions auxquelles Arlis tente de répondre.

Le jeune garçon a peu de moyens pour arriver à ses fins aussi sa quête identitaire prend le chemin des rêves. Un à un apparaissent les personnages qui sont à l’origine de son drame pour l’amener à décider de son destin, en quittant les forains.

Le roman est donc essentiellement construit autour des réflexions du jeune garçon qui cherche à percer le mystère de sa naissance. Quelques scènes évoquent la vie des gens du voyage, les relations particulières qui les lient. Dans ce monde à part où il n’a pas sa place, Arlis laisse l’imagination prendre le dessus et lui créer un monde tout en rêves et espoirs.
On peut donc rêver, au rythme lent de ce roman, on peut s’ennuyer aussi. Car l’ensemble est un peu monotone même si la tonalité sonne juste grâce au récit à la première personne.

 

Arlis des forains

Mélanie Fazi
Bragelonne, août 2004
310 pages, 13€







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