
La porte des mondes s’ouvre en 1963. Dan Beauchamps, adolescent anglais, part chercher l’aventure au royaume des Aztèques. Après une éprouvante traversée de six semaines, le jeune homme arrive dans cet empire grandiose, cœur de la civilisation et de l’économie mondiale. Que s’est-il donc passé ?
En 1348, ce n’est pas un tiers mais bien trois quarts de la population européenne qui ont été décimés par la peste noire. Quasi anéantie, l’Europe ne résiste donc pas à l’invasion des Turcs dont le royaume s’étend, à son apogée au 19ème siècle de Constantinople à New Istanbul. Cette ville, quelques patriotes résistants continuent à l’appeler Londres.
La porte des mondes est une uchronie plaisante. Elle réjouira les plus jeunes amateurs de SF car les péripéties succèdent aux aventures (découvrez le football aztèque, un vrai jeu de massacre !) et les puristes de ce genre particulier. Silverberg invente en effet un univers très cohérent. Il se base sur l’histoire alternative et nous amène à réfléchir (même en souriant) sur la précarité des destinées humaines.
Une réédition en 2016 au Bélial.
Robert Silverberg sur Tête de lecture
La porte des mondes
Robert Silverberg traduit de l’anglais (américain) par Annie Saumont
Presses Pocket (Science-fiction n°5127), 1982
187 pages
The Gate of Worlds, parution originale : 1967