Eh bien voilà, c’est fait, j’ai enfin vu la saison 1 de Lost et au moment de la mise en ligne de ce billet, j’aurai déjà vu une  partie de la saison 2. Car oui, c’est une série addictive, et oui il faut la voir. Ce qui m’a finalement décidée, c’est le classement effectué par les lecteurs du Golb : la deuxième série de tous les temps, ça vaut certainement le coup, surtout que j’ai beaucoup apprécié la première (Six Feet Under, trois saisons vues) et voue un culte à la troisième (Twin Peaks).

lost saison 1

Comme tout le monde le sait, même ceux qui ne l’ont pas vue, c’est l’histoire des rescapés d’un accident d’avion (trajet Sydney – Los Angeles) qui se retrouvent sur une île apparemment déserte. Et à l’arrivée, ça donne plus de cent vingt épisodes, en six saisons, depuis 2004 aux États Unis… Je ne saurais dire si on se lasse au bout d’un moment, j’ai personnellement avalé les vingt-cinq premiers épisodes en quelques jours avec un intérêt toujours grandissant.

Parce qu’il y a bien plus dans cette série que la vie sur une île après un crash d’avion, sans espoir de voir arriver les secours. A la manière de Twin Peaks (mais la comparaison s’arrête là, il n’y a rien de comparable à mes yeux), ce sont les personnages et le sentiment d’étrangeté qui conduisent la série : tout est « weird » sur cette île, à commencer par certains des protagonistes.

Première constatation qui arrive assez rapidement : « we’re not alone« . La découverte de plusieurs cadavres, d’une carcasse d’avion puis de bateau (de type caravelle), laisse penser qu’il y a eu du monde ici avant, depuis longtemps. Et bien sûr, la rencontre avec la Française Danielle Rousseau confirme bientôt la présence d’autres personnes… passablement hostiles.

Au départ, ils sont quarante-huit survivants, plutôt épargnés par le crash. Les pertes ne sont pas nombreuses en cette première saison, à l’inverse des fausses alertes, à tel point que quand un des héros meurt vraiment, j’ai longtemps cru qu’il finirait par rouvrir les yeux… Parmi ces rescapés, une bonne dizaine fait figure de héros. Un des ressorts narratifs de cette première saison est de les prendre tous un par un et de nous expliquer comment ils sont arrivés dans cet avion, ce qui les a conduits en Australie et qui ils sont réellement. Ainsi, le spectateur en sait-il beaucoup plus que les autres personnages.

Le héros de l’histoire, celui qui émerge en premier et qui fait figure de chef même s’il s’en défend, c’est Jack (Matthew Fox). Le type même du brave gars : médecin, il court partout, veut sauver tout le monde, il est juste et honnête. Et surtout, il traine la mauvaise conscience de son père, médecin comme lui et alcoolique, dont le cadavre voyageait dans les soutes. Le problème, c’est qu’il aperçoit plusieurs fois son père, bien vivant, et que son cercueil est retrouvé vide.

A l’inverse, le bad boy, c’est Sawyer (Josh Holloway). Ah Sawyer, mon préféré ! Aucune conscience, arnaqueur, voleur, profiteur, le coupable désigné de tous les mauvais coups. Le petit sourire narquois toujours aux lèvres, il énerve, mais il intrigue aussi. Il faut dire que comme les autres, il trimballe un passé pas facile et qu’il a le don pour mettre le doigt là où ça fait mal, en plein dans les contradictions.

Au rayon des beaux gosses il y a aussi Sayid (Naveen Andrews), à l’indéniable charme oriental. On l’aime bien aussi Sayid, il a l’air juste et soucieux de son prochain. Et puis il a été soldat en Irak, c’est bien pratique pour survivre dans la jungle. Mais il a été un beau salaud lui aussi, par amour certes, mais un beau salaud quand même…

L’héroïne est sans nul doute Kate (Evangeline Lilly), la mystérieuse femme, sympa au premier abord, belle en plus, mais dangereuse puisqu’elle était à bord menottée sous la surveillance d’un marshall qui la ramenait aux États Unis. C’est une tueuse, voire même une salope, une manipulatrice dont il va falloir se méfier les gars, c’est moi qui vous le dis.

Le personnage le plus énigmatique du lot, c’est Locke (Terry O’Quinn). Dès le départ, le spectateur sait quelque chose que les autres personnages ignorent : avant le crash, il était paralysé des deux jambes, cloué dans un fauteuil roulant. Arrivé sur l’île, il court comme un lapin, il fait même un excellent chasseur de sangliers et d’ours polaires (oui, sur une île de l’océan pacifique…) et se débrouille dans la jungle comme pas un. En plus de ça, il a lui aussi un passé bien chargé : enfant abandonné, sa mère le retrouve un jour et lui annonce qu’il est le fruit de l’immaculée conception… ça attaque…

Plus en retrait mais weird aussi : Walt, le petit black, que son père Michael (Harold Perrineau) est allé chercher en Australie suite au décès de sa mère. Il a certains pouvoirs ce gosse, encore assez flous, mais beaucoup de potentiel. Et puis le gros Hurley (Jorge Garcia) qui fait le malheur autour de lui depuis qu’il a gagné à la loterie grâce à une très très mystérieuse combinaison de chiffres (les mêmes chiffres présents sur l’île à plusieurs reprises) ; Claire (Emilie de Ravin), la douce et gentille Claire enceinte de huit mois au moment du crash et dont le bébé à venir a été l’objet de très étranges prédictions par un médium australien.

Il y a aussi Jin (Daniel Dae Kim) et Sun (Yujim Kim), couple de Coréens, lui est yakuza par amour pour elle qui ne le sait pas ; Charlie (Dominic Monaghan, qui est Merry dans Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson), le chanteur de rock accro à l’héroïne ; Boone (Ian Somerhalder)et sa presque soeur Shannon (Maggie Grace), la pétasse indolente.

Le passé de tout ce monde-là se dessine peu à peu, tout en complexité et en potentiel explosif.

A l’issue de cette première saison, le spectateur a le net sentiment que tous ces gens ne se trouvent pas sur cette île ensemble par hasard. Ils ont été amenés là dans un but bien précis, fruit de la destinée, ou d’autre chose… D’ailleurs, ils se sont tous  plus ou moins déjà croisés, même brièvement, bien avant d’arriver en Australie.

« Do you really think all this is an accident ? […]. Do you think we crashed by coincidence ? Each of us was brought for a reason…« 

Bon allez, c’est pas tout ça, je retourne à la saison 2…





65 responses to “Lost – saison 1”

  1. Cuné
    1. Sandrine
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  2. Sandrine(SD49)
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  14. Ellcrys
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  15. damouredo
    1. Sandrine


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