Coco givrée de Nadine Monfils

Par quel bout commencer, je ne sais, tant ce livre est étrange. Sachez d’abord que Nadine Monfils a écrit une trentaine de livres, peut-être y a-t-il dedans une clé pour apprécier celui-là. Et Nadine Monfils est belge. C’est sans doute aussi à prendre en compte pour cerner son humour. Elle convoque d’ailleurs bien des éléments de son pays comme on le voit déjà sur la couverture.

Qui dit Magritte dit surréalisme et univers loufoque, et là, le lecteur est servi. Ce roman est farci de personnages improbables et de situations grotesques qui voisinent avec des scènes d’horreur crue. Le mélange me laisse extrêmement dubitative…

Il y a à la base une intrigue policière, avec des jeunes enfants enlevées au détour d’un virage maudit par des bonshommes de neige. Pour mener l’enquête, l’inspecteur chef Lynch et son collègue Barn. Tous deux célibataires et heureux de l’être fréquentent la même prostituée, Coco. Et tous deux vénèrent leur animal domestique de compagnie, la chienne Tequila pour Lynch, le chat Midnight pour Barn. Il y a aussi Ben, le clodo amnésique, Nicki, la profileuse aux visions, un couple de fonctionnaires aimant les poupées gonflables, et toute une galerie de dingues potentiellement dangereux.

Tout ce monde-là évolue dans une atmosphère de grand-guignol macabre. Certaines scènes totalement loufoques sont certes drôles, mais d’autres, sentent le théâtre de boulevard (l’installation de Coco chez Barn, puis l’arrivée de sa mère) et sont assez lassantes dans la durée.

Avec ses chapitres courts et son écriture dynamique, ce livre se lit rapidement mais laisse une impression mitigée, entre humour décalé et grand n’importe quoi…

 

Coco givrée

Nadine Monfils
Belfond, mars 2010
257 pages – 18,50€







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