La rage 1 de Boisserie & Kerfriden

C’est en 2012 que s’est déclenchée l’épidémie. Seuls les enfants sont infectés et se transforment en monstres assoiffés de sang. Toute la planète est touchée, les enjeux sont simples : tuer tous les enfants c’est-à-dire éradiquer le genre humain à court terme, tenter de les maintenir en quarantaine dans des centres ravitaillés par l’armée ou être mangé…

Les milices d’Hérode ont choisi de combattre le mal à sa source et tuent lors d’opérations commando le plus d’enfants possible. Le gouvernement français en état d’alerte maximum a choisi la mise en quarantaine. Quelques militaires doivent donc se rendre sur les lieux pour pratiquer des prélèvements. En effet, dès que les enfants infectés atteignent la puberté, ils sont guéris et doivent être retirés des centres sous peine d’être dévorés.

Amina s’engage dans l’armée. Elle déclare avoir été jadis infirmière et souhaite se rendre utile. On comprend peu à peu qu’elle est à la recherche de son troisième enfant, celui qui au tout début de l’infection a tué ses frères et a été ensuite placé dans un centre. Elle n’en dit rien à son supérieur. Sa première mission tourne mal, elle doit être évacuée d’urgence. Elle est atterrée par ce qu’elle a vu dans le centre mais aussi surprise d’y avoir croisé son mari qui fait désormais partie de la milice.

Des zombies en veux-tu en voilà, le succès de la série Walking Dead faisant qu’on n’a pas fini d’en manger… Ça finira certainement par être lassant, mais ici, le fait que seuls de charmants enfants innocents soient victimes de l’épidémie rend le scénario original.

La construction alterne entre passé (le début de l’épidémie, la mort des enfants de Fred et Amina, la prise de contrôle par l’armée) et présent qui n’explicite pas grand-chose mais permet de constater que militaire est devenu un métier très très dangereux…

L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de l’avenir de l’humanité (il serait petit joueur de faire moins dans le genre). Le combat prend une dimension plus intime à travers la quête d’Amina. Alors oui, on aimerait bien savoir si son petit zombie va s’en sortir ou s’il va la manger toute crue. J’espère que oui, ça permettrait à l’intrigue de prendre un tour vraiment original, laissant présager du pire et du vraiment incorrect…

 

La rage / 1 : Amina

Pierre Boisserie (scénario) et Malo Kerfriden (dessin)
12bis, août 2011
48 pages, 13.50€





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