Brainless de Jérôme Noirez

Jason n’était déjà pas grand-chose avant de mourir alors maintenant qu’il est un zombie, ou un revivant ou comme il vous plaira de l’appeler, il est encore plus con qu’avant. Il bafouille, n’arrive pas à penser plus de dix secondes de suite ni à se souvenir. Sauf s’il mange un peu de cervelle, ça booste la sienne, certains seraient bien avisés de s’en inspirer.

Dans Brainless, il y a donc un zombie, et puis plusieurs. Un proviseur sadique, un petit gros débile, une pouffiasse aussi bouffante (les cheveux) qu’allumeuse, un Club de Salopes, des adolescents tueurs et un vrai massacre à l’américaine, genre Columbine. De très mauvais goût donc, du très réjouissant. Et comme Jérôme Noirez peut tout faire, il y a même une histoire d’amour à l’intérieur, entre une goth et Brainless le zombie. Elle lui met même une capote (on ne sait jamais, au cas où les morts-vivants transmettraient la non-vie…).

Brainless est pétri de scènes ridicules comme celles-là (Jason meurt étouffé lors d’un concours de plus grand mangeur d’épis de maïs…), qui sont autant de soupapes quand la violence se déchaine. Car on a beau s’en moquer à travers des zombies, la mort est toujours bien là. Provocation vaut conjuration.

Pas de doute que Jérôme Noirez franchit la ligne du bien-pensant en littérature jeunesse, c’est certainement ce qui fait tout l’intérêt de ce roman, le premier de la collection Electrogène, qui démarre donc très fort.

 Jérôme Noirez sur Tête de lecture

 

Brainless

Jérôme Noirez
Gulf Stream (Electrogène), mai 2015
249 pages, 16€





4 réponses à « Brainless de Jérôme Noirez »

  1. Mariejuliet
    1. Sandrine
    1. Sandrine

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