
Le Livre sans nom c’était bien, lisez-le.
Voici à quoi pourrait se réduire cette chronique tant est grande ma déception suite à ma très laborieuse lecture de L’Oeil de la lune. Que je referme définitivement sans le terminer d’ailleurs car je n’en puis plus. Dire que je l’avais sorti de mes étagères pour échapper aux dystopies et au post-apo ambiant, histoire de m’amuser un peu, de retrouver l’ambiance rock’n’roll de Santa Mondega…
J’en arrive même à me demander si cet auteur anonyme ne serait pas plusieurs. Quoi de plus simple en effet que de dissimuler des identités sous un même anonymat… Car enfin, comment est-il possible qu’un même auteur ait écrit Le Livre sans nom puis ce pavé lourdingue, caricature de lui-même, dont on ne peut sauver ni le style, ni l’humour ??
Retour pourtant à Santa Mondega, fameux repaire de vampires, et de loups-garous aussi tiens, pourquoi pas (ça a marché avec les vampires, autant en rajouter une couche…). On revient sur la jeunesse du Bourbon Kid, on comprend pourquoi il n’a pas tué Sanchez, puis retour à la suite immédiate du Livre sans nom avec une histoire de momie des plus improbables, limite débile. Je ne sais pas pourquoi j’adhère à un fou de la gachette qui fait un carton dans un trou paumé infesté de vampires mais pas à la momie de Ramsès Gaius de retour à la vie, quittant son sarcophage pour partir en goguette…
Tout un tas de monde cherche à mettre la main sur l’oeil de la Lune, fameux caillou ayant jadis appartenu à la momie. Avant qu’elle ne soit une momie bien sûr. Tellement de personnages au final qu’on s’y perd, d’autant plus qu’il n’y a pas d’intrigue et des dialogues à la truelle censés être drôles. De même qu’un trio de flics vampiriques et pathétiques.
Avec ça, un français toujours aussi approximatif.
J’en ai fini avec la série du Bourbon Kid, dommage.
L’oeil de la Lune
Traduit par Diniz Galhos
Sonatine, janvier 2011
430 pages, 22,30€
The Eye of the Moon, parution originale : 2008
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