L'espace d'un an de Becky Chambers

Vous qui êtes attentifs aux vagues qui se forment sur la grande mer des littératures de l’Imaginaire, vous aurez certainement remarqué que la dernière à s’échouer sur nos côtes est spatiale. Oui, le space opera est de retour.

Mince, c’est pas de bol…

Bon. Puisqu’il faut s’y coller, je m’y colle avec Becky Chambers, sous le prétexte qu’un space opera écrit par une femme me serait peut-être plus… plus quoi ? Je ne sais pas.

Nous sommes à bord du Voyageur, sorte de vieux rafiot de l’espace dans lequel sévit une équipe hyper soudée. Rosemary y est engagée comme greffière : elle va s’occuper de la paperasse qui s’accumule. On sait d’emblée qu’elle embarque sous une fausse identité, parvenant même à tromper l’I.A. de bord. Pourquoi un tel subterfuge ? Mystère. Et en fait, c’est le seul mystère de ce roman, le seul qui, si vous lisez un roman pour son intrigue, vous fera poursuivre votre lecture. Sinon, rien à signaler côté action.

Du coup, L’espace d’un an est un space opera original : pas de testostérone, de combats intergalactiques version panoramique avec explosions de vaisseaux toutes les trois pages, d’empires en danger (comment ça j’ai une vision un brin archétypale du space opera ??). Rien de tout ça, non, mais rien d’autre non plus. Du coup, on s’ennuie un brin.

Par contre, Becky Chambers prend un évident plaisir à décrire et faire vivre tout un tas d’espèces et de créatures qui peuplent l’Union Galactique et l’ailleurs. Il y en a pour tout les goûts en I.A., en humains plus ou moins modifiés et en aliens (y compris le tentaculeux, mon préféré !). Le Voyager apparaît comme un microcosme regroupant un grand nombre d’espèces. Et l’amitié règne à bord, c’en est un plaisir quand on aime la fraternité à tous les étages. On est différents mais on s’écoute et on se comprend, ben oui, on peut même s’apprécier…

Oui mais voilà, une petite intrigue n’aurait pas été de trop, vous savez une histoire avec des enjeux, et pourquoi pas, soyons fous, des rebondissements. Et puis peut-être aussi un peu de méchanceté, de jalousie, d’orgueil de soif de pouvoir, que sais-je, la vie quoi !

 

L’espace d’un an

Becky Chambers traduite de l’anglais par Marie Surgers
L’Atalante, août 2016
443 pages, 23€

The Long Wa y To A Small, Angry Planet, parution originale : 2014





19 réponses à « L’espace d’un an de Becky Chambers »

  1. keisha
    1. Sandrine
    1. Sandrine
  2. Gaelle
    1. Sandrine
  3. Cuné
    1. Sandrine
  4. keisha
      1. Sandrine
    1. Sandrine
  5. L'espace d'un an de Becky Chambers, un Space opéra rafraîchissant. – Lecture 42
    1. Sandrine

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