The End de Zep

Un jour, peut-être demain qui sait, les êtres humains tout à coup s’écroulent. Sans tambour ni trompette, sans signe avant-coureur, ils tombent raides morts. Le reste du monde continue son chemin. Ainsi débute The End de Zep.

La réserve de Doksla en Suède ne semble pas touchée par le phénomène. C’est là que le professeur Frawley travaille avec une équipe restreinte composée de Moon, ravissante brune à lunettes et Sorge. Arrive Théodore, le stagiaire qui mesure rapidement l’excentricité de son employeur. Pas question de lui adresser la parole avant la fin de The End des Doors, groupe qu’il écoute en boucle toute la journée.

L’équipe du professeur Frawley mesure les échanges gazeux que les arbres envoient pour communiquer entre eux. En relevant les capteurs disséminés dans la forêt, Frawley tente d’interpréter les messages des arbres basés sur leur composition chimique qu’ils font varier.

Quand apparaissent de nouveaux champignons, l’équipe s’interroge : sont-ils porteurs d’un message entre les arbres ? Car on sait que les arbres communiquent aussi grâce à leurs racines et aux champignons. Autre phénomène étrange : les animaux sauvages des environs se laissent approcher et même toucher.

Leur apparition serait-elle due aux travaux de recherche du laboratoire Pharmacop installé à la lisière de la réserve naturelle ? Les membres de l’équipe évitent les questions de Théodore car Pharmacop finance leur programme de recherche.

La communication dans le monde végétal est un sujet qui faisait sourire il y a dix ans encore. Depuis les travaux entre autres de Francis Hallé se sont démocratisés… jusqu’à inspirer à l’évidence Zep qui donne le visage du grand botaniste à son professeur Frawley. On connaît par exemple l’anecdote des koudous du Transvaal qui dévorent les acacias au risque de les faire disparaître. Mais les acacias organisent la riposte : ils fabriquent un tanin toxique qui empoisonne les koudous. Il y a aussi les cyprès espagnols qui ne brûlent pas en cas d’incendie. Les arbres sont-ils à l’origine de la disparition des dinosaures par empoisonnement ?

Les dinosaures n’évoluaient pas. Ils étaient nuisibles au développement des autres espèces, ils dévoraient les ressources terrestres et n’apportaient rien en retour…

A présent que l’espèce humaine est devenue un fléau pour la planète, les arbres n’organiseraient-ils pas la riposte ?

Zep parsème sa bande dessinée d’anecdotes, comme celle des koudous, qui pourraient sembler inventées. Certaines le sont mais pas toutes. Dès lors mêlant l’avéré et le probable dans une sorte de merveilleux scientifique cher à Jules Verne, il imagine une fin du monde où la nature prend sa revanche sur le genre humain. Un avenir sombre qui se décline sous des couleurs fanées et tristes. Malgré le sujet, la nature n’est pas beaucoup représentée, ce sont encore et surtout les humains qui dominent. La fin n’est pas assez radicale à mon goût.

 

The End

Zep
Rue de Sèvres, 2018
ISBN : 978-2-36981-605-8 – 90 pages – 2018





19 réponses à « The End de Zep »

  1. Choup
  2. bulledemanouec671473c7
  3. keisha41
  4. luocine

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